10 Octobre 2017

Biomass

Cartographier la biomasse des forêts afin d'estimer les quantités de carbone stockées, telle sera la mission du satellite Biomass à partir de 2021. Le but : évaluer avec précision l'impact des forêts sur le cycle du carbone et les changements climatiques. Biomass est la septième mission du programme Earth Explorer de l’ESA.

Prévue pour un lancement à l’horizon 2021, la mission européenne Biomass consistera à dresser une cartographie de la biomasse et de la hauteur des forêts de la planète ainsi qu'à quantifier la réduction annuelle de biomasse, notamment causée par la déforestation. Ces relevés seront intégralement renouvelés deux fois par an.

Objectif ? Mieux comprendre le rôle joué par les forêts du globe sur le cycle du carbone et sur les changements climatiques. Au cours de sa mission, le satellite récoltera également des informations sur la structure du sous-sol terrestre et sur l’évolution des zones arides et gelées, par exemple pour surveiller l’évolution des glaciers.

Pour réaliser ces mesures, Biomass emportera avec lui un radar dit « à synthèse d’ouverture » (SAR) fonctionnant sur une bande de fréquence dite « bande P ».

Grâce à cet instrument qui n’a encore jamais été mis en orbite, il sera possible d’effectuer un suivi de la biomasse forestière des forêts tropicales, boréales et tempérées  avec une résolution de l’ordre de 50 à 100 mètres. Autre innovation : les données recueillies par Biomass permettront de reconstruire la structure des forêts en 3 dimensions.

Initiée par l’ESA et le Centre d’Etudes Spatiales de la BIOsphère (une unité mixte CNES/CNRS/IRD /Université Paul Sabatier de Toulouse), Biomass est la septième mission du programme Earth Explorer de l’ESA. Outre l’implication française du CESBIO et de 14 autres laboratoires nationaux, plusieurs centres de recherche dans le monde ont également contribué à la conception et au développement de la mission Biomass : le Deutsches Zentrum für Luft- und Raumfahrt (Allemagne), le Politecnico di Milano (Italie), le Totalförsvarets forskningsinstitut (Suède), l'Université Technique du Danemark, l'Institut de Technologie de Californie et l’Université de Virginie (États-Unis).